Face à la décision récente de l’Union Européenne, décrite dans ce communiqué officiel, Google My Business pourrait connaître des transformations majeures d’ici mars 2024. Quelles seraient les conséquences pour les entreprises qui appuient leur visibilité et réputation sur cet outil ? Quelles mises à jour vais-je devoir faire à l’e-book .-) ? Analysons les implications possibles.

Google My Business : Le cœur digital des petites entreprises

Un espace de visibilité inégalé

Google My Business est, depuis des années, le point de rencontre privilégié entre les entreprises et leurs clients. Juste sous les ads (publicités payantes) et avant la guerre du résultat pseudo-naturel (généré par IA ou pas). Cet espace permet de détailler les services, les horaires d’ouverture, et surtout de bénéficier de précieux retours grâce aux avis des clients. Les TPE n’ont souvent pas les temps ou les moyens d’investir dans une stratégie ou transformation digitales, le premier espace de contact on line avec leur client est très souvent Gooble Business profil (ex GMB). Idem pour les restaurateurs ou hôtelier, le bouton de réservation (connecté au service API externe de prestataire type Forks) est extrêmement utilisé.

Un changement d’affichage et d’ergonomie sur Google My Business, engendrera un changement de la captation par ce dispositif c’est certains ! J’ai des clients où GMB représente 30% de l’acquisition et 25% du CA mensuel… il faut donc anticiper, comprendre et préparer la chose.

Trop de référenceurs disent faire du SEO mais en oubliant des blocs essentiels de la SERP (Search Engine Result page = page de résultat google). Google My Business en fait parti.

Une entreprise peut être première sur sa requête principale, si elle à une sale réputation en ligne elle perd du CA, donc de la voilure d’investissement et d’innovation, si ça se confirme sur la durée, ce sont ces concurrents qui prendront le marché.

La confiance instaurée (ou pas)

L’outil a toujours été un gage de transparence entre les consommateurs et les entreprises. Les avis laissés, ainsi que les réponses des entreprises, ont bâti un véritable pont de confiance. Maintenant l’achat d’avis ou les faux avis négatif laissé par les concurrents peine toujours les propriétaires de fiche mais factuellement dans l’esprit des gens c’est un avis google qu’il demande pas un avis vérifié ou un Trustpilot. Voici une vision France google trends pour justifier cela :

Et c’est encore plus important quand on sait que toutes les fiches ressortent en point dans Google Map et les demandes d’itinétaires (idem pour Waze qui appartient à Google)

Les répercussions de la Loi Européenne

Une Possible Redéfinition des Standards

La loi mise en place par l’Union Européenne pourrait entraîner une refonte du fonctionnement de Google My Business. Sans préjuger des détails de ces changements, il est clair que la plateforme devra s’aligner sur cette nouvelle réglementation.

NDLR : Je vais donc prévoir un temps conséquent en 2024 pour changer l’axe de l’e-book et intégrer les autres axes de réputation que je conseille dans les parties services.

Le Défi de l’Adaptation

Les entreprises, en réponse à ces changements, devront réviser leurs stratégies pour continuer à tirer le meilleur parti de leur présence en ligne. Cette période d’ajustement sera cruciale. Tous ceux qui n’ont misé leur réputation ou visibilité que par ce canal vont devoir se préparer à de multiple changement, évolution, temps et donc investissement.

Mais que dit la loi DMA en fait ?

Google avantagerait de nouveau son propre service en le mettant en tête des résultats, aux dépens des autres annuaires… ou services d’avis.

Personnellement je ris… les autres annuaires ? J’ai du mal à envisager que les scrappers/voleurs de données  puissent avoir la main sur ce type de service et qu’on les mette en avant. Du style ces sites (test fait sur mon SAS clôturée et je ne mettrais pas de backlink vers çà) :

  • https://www.118000.fr/e_C0052459129
  • https://hoodspot.fr/adresse/avenue-raymond-poincare-75116-paris/78/
  • https://informatique.e-pro.fr/paris/poleetic-sas_f3831160 (avec un numéro payant pour avoir le num !)

Jamais je n’ai demandé à apparaître sur ces supports, ça serait plutôt là qu’il faudrait faire le ménage. Comment ont-ils eu les données de vos commerces (scrappe!) ?

Et combien offre ces services à part Google My Business ?

  • Publication d’articles
  • Publication d’événements
  • FAQ
  • Questions des futurs clients
  • Messagerie
  • Intégration de produits phares (et encore plus développer avec merchant center)
  • Réservation en ligne
  • gestion des jours ouvrés ou fermés
  • l’application mobile pour gérer tout cela
  • et un propriétaire de fiche authentifié (dans 50% des cas certes)

Et les autres services d’avis en ligne ?

Alors il reste la question des avis. On reproche à Google d’accepter des avis de compte sans autorité et sous pseudo (juste un compte google) alors que les autres plateformes sont sous la norme AFNOR NF ISO 20488 avec des interlocuteurs disponibles (cocorico une norme!). Pour la norme, je peux comprendre et cela peut être le levier (n’afficher les avis que de personne identifié).

Pour les interlocuteurs disponibles je ne suis pas d’accord : le support google et extrêmement nul en premier niveau, mais dès l’escalade c’est bon – voilà 18 mois que toutes mes demandes sont acceptées (rétablissement de fiches, suppression d’avis etc.).

L’idée d’avoir une charge, un coût supplémentaire, pour tous les commerçants pour avoir un ou plusieurs dispositifs de suivi et gestions d’avis clients me révulse… payer pour connaître la satisfaction qu’apporte son travail au quotidien, c’est ca qui est en jeu avec cette loi. 

On se rapproche du modèle de la Sacem (les coiffeurs et restaurateur comprendront)…

Quelles Alternatives à l’Horizon ?

Bing Places : Une Solution de Rechange ?

Non je plaisante… next

Avis vérifiés (marseille powa !) ?

90 800 reférences clients dans Google…

Faudrait déjà qu’ils travaillent leur propre avis client et réputation et à mon sens pas assez international :

Trustpilot un acteur international ?

Oui ! Avec 17 300 000 références clients on peut dire que cet acteur est bien réel. Comme je le présente sur ce site, le fait d’avoir plusieurs « plantes » à arroser d’avis n’est pas négatif et est une bonne pratique. Par contre le propriétaire paye 129€ par mois minimum mais s’il arrête, la plateforme conserve son contenu et la fiche mais bloque la captation d’avis … 129€ x 12 = 1548€ par an… dingue pour une TPE.

Sachant qu’en achetant l’e-book vous aurez toutes les mises à jour et les conseils à venir concernant l’application de la DMA…;-)

Les Réseaux Sociaux en Renfort

Avec la force croissante des plateformes comme Facebook et Instagram, il ne serait pas surprenant de voir ces géants du web combler le vide laissé par d’éventuelles modifications de Google My Business. Encore faut-il que Google accepte de les indexer ou que ces plateformes ne fasse pas payer google pour l’accès aux données.

Mon Avis : l’Opportunité dans le changement

Même si l’avenir de Google My Business, tel qu’on le connaît, reste incertain en 2024, une chose est sûre : les entreprises doivent rester alertes et prêtes à s’adapter et surtout allez dans le sens des choses pour leur visibilité et leur réputation en ligne. Cette nouvelle réglementation, loin d’être un frein, peut être perçue comme une opportunité d’innovation et de ré-inventions. Embrassons ce changement avec optimisme et anticipation. Ailleuia du consultant en communication digital plein d’humour et de sarcasme !

Anticipation, agilité, opportunité… le digital bien géré en somme.

Sources :

  • https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_22_6423
  • https://www.avis-verifies.com/fr/blog/loi-dma-google-business-profile-2024/
  • https://www.webmarketing-com.com/2023/08/02/1711376-loi-dma-une-opportunite-pour-les-petites-entreprises
  • https://www.journaldunet.com/solutions/seo-referencement/1517005-mars-2024-r-i-p-google-my-business/